Bonjour de Sougueur -


Psycho : ces petites phrases qu'il faut éviter avec nos enfants

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Avec les enfants, on ne manque pas d'occasions de perdre notre calme. Tour d'horizon des petites phrases que l'on répète parfois sans y penser, avec le psychologue Harry Ifergan.
1. Tu vas me rendre folle...

Non seulement, la mère sous-entend "tu es insupportable", mais en plus "tu veux me faire du mal". L'enfant se sent à la fois rejeté pour ce qu'il est et culpabilisé (il voudrait "rendre folle sa mère"). D'une certaine manière, elle fait passer à son enfant l'idée qu'elle ne l'aime que gentil et assujetti à son désir. Ce chantage affectif systématique est nocif, il oblige l'enfant à renoncer à son propre "moi" pour se plier à celui de sa mère.

Il vaudrait mieux dire : "Ce que tu as fait est méchant" ou "Je n'aime pas ton comportement". Une autre solution serait d'inverser la tonalité de la demande : "Essaye d'être plus gentil». Ou bien encore : "Je suis étonnée de te voir faire cette chose si méchante" (ou si bête).
-------------------------------------------------------------------.Avec les enfants, on ne manque pas d'occasions de perdre notre calme. Tour d'horizon des petites phrases que l'on répète parfois sans y penser, avec le psychologue Harry Ifergan.
2. C'est pour ton bien !

Comment réagirions-nous si notre conjoint nous répétait à longueur de journée : "Si je te le dis, c'est pour ton bien." ? Le problème survient, comme d'habitude, dans l'excès, lorsque le parent finit par savoir mieux que son enfant et en toutes occasions, ce dont il a besoin.

L'enfant "transparent" perd ainsi le droit d'avoir son propre avis. Or, dès l'âge de raison, il sait assez bien ce qui lui convient et ce qui est bon pour lui. Il a le droit de ne pas aimer les haricots même si "c'est plein de vitamines". Il peut préférer se promener bras nus, même si sa mère a froid, ou encore passer l'après-midi devant sa console de jeux, plutôt que de faire une promenade en forêt.
Il vaudrait mieux parfois ne rien dire. Ou alors mettre l'enfant devant le fait accompli : "Je sais que tu n'en as pas envie, mais tu viens quand même, un point, c'est tout !". Cette attitude passe mieux si l'on a pris le temps d'écouter ses réticences.
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3. Avec toi, c'est toujours la même chose!

... sous-entendu : "on ne peut jamais te faire confiance" ou "tu es en retard comme d'habitude".

Voilà des adverbes excessifs, inscrits dans une durée illimitée. Ils ne laissent aucune alternative à l'enfant, autrement dit, ils ne lui offrent pas la possibilité de changer. Tout se passe comme si on lui collait une étiquette indélébile, comme si on l'enfermait dans une sorte de rôle dans lequel il serait cantonné une bonne fois pour toutes. D'ailleurs, estime-t-il à juste titre, lorsqu'il fait des efforts, personne ne s'en aperçoit puisqu'on persiste à lui répéter toujours la même litanie. Alors à quoi bon tenter de faire mieux ?

Il vaudrait mieux dire : "Tu m'avais promis d'être à l'heure" ou "de ranger ton fatras". "La prochaine fois, je compte bien sur toi". Autre possibilité, user de l'avertissement : "si tu recommences, tu seras puni". Le parent rappelle la règle à l'enfant. A bon entendeur...
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4. Tu devrais prendre modèle sur ta soeur

Avec cette phrase, ou sa variante : "Ta soeur, elle, au moins...", qui donnent perpétuellement la soeur ou le frère en exemple, les parents ne font que mettre de l'huile sur le feu et attiser rancoeur et jalousie au détriment des deux enfants. Mais, surtout, l'enfant peut penser que tout effort est inutile, puisque, comme le disent ses parents, sa soeur est l'enfant prodige. Alors à quoi bon essayer ?

Il vaudrait mieux dire : "Fais un effort, montre-toi agréable et sois un peu plus serviable" ou "Travaille davantage". Sans faire de comparaison, on se contente de demander à l'intéressé ce qu'on attend de lui.
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5. Tu vas te faire mal

Les parents, surprotecteurs et anxieux, lui prédisent en permanence des catastrophes, en plus du danger réel. Ils souhaitent éviter à leur petit des échecs inutiles, comme si ceux-ci n'avaient aucune valeur éducative. Or, ce n'est qu'après des essais et des erreurs que l'enfant apprend par lui-même et devient autonome. Ainsi, tant qu'il n'aura pas essayé de se lancer seul à vélo, il ne saura pas s'y prendre. Le prix à payer pour une telle liberté passe par quelques bobos. Et, malgré les bons sentiments qui les animent, ces "parents poules" doivent admettre que l'expérience n'est pas toujours transmissible. Il faut donc accepter ces étapes négatives ou douloureuses qui aident l'enfant à grandir.

Il vaudrait mieux dire : "Tu risques de te faire du mal."

http://www.topsante.com/ma-vie-de-maman/psycho-education/Ces-petites-phrases-qu-il-faut-eviter/
beninstitdjam

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